Retour chez moi. Je gère et je ne je gère pas. Beaucoup de choses reviennent dans mes yeux et dans mon esprit. Des pensées. Pas des du précis. Il fait beau et je rêve. J'apprécie de plus en plus ne plus savoir les images qui m'entourent et les bruits qui me suivent et me reposent. J'apprends à voler dans mes rêves sans vouloir les maîtriser.
Je les laisse faire pour qu'ils m'apportent de nouvelles sensations, qu’ils m'apportent aujourd'hui de nouveaux plaisirs. Je suis avec ......, au bord de la mer. Je le sens derrière moi. Serré contre moi. On ne parle plus, mais on se serre tous les deux, on se sent encore plus proche.
Je pleure. Et je m'enfonce dans encore plus de bonheur. Je cherche désespérément où j'allais avant ma tumeur.
Est-ce que j'utilisais mes yeux et mes délices. Est-ce que je prenais le temps pour regarder autour de moi et profiter des choses qui m'entourent ? Je me sens m'envoler dans les envies de rêves nouveaux.
Je vois mon propre corps de dos, glisser dans le ciel et subir seulement le vent qui me suit. Seuls les vagues et les oiseaux sont manifestement prèts à me suivre. Je ne sens plus mon cœur. Je ne sens pas mon corps. Et surtout, je ne sens plus ma douleur. Mon cerveau. Ma pression. Mes médicaments obligatoires, systématiquement imposés. Préts à rentrer dans ma peau le matin et le soir. Pour m'aider. Soi disant. Et c'est vrai …Les doses sont plus légères. J'ai moins mal. Au contraire. Je sens plus de choses qui passent dans mes bras. Mon cœur. Mon cerveau. Il me semble de plus en plus surprenant car de plus en plus proche d'une idée, plus que d'un physique.

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